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Le Billet de l'OURIP
mai//03 La Cour des comptes et l'évaluation
de l'enseignement supérieur
avr/03 Ratio de départ à l’étranger
: Rhône-Alpes première région française?
oct/02 Une innovation de l’OURIP : calculez
sans peine le ratio de départ à l’étranger
d’un groupe d’étudiants
jun/02 L'insertion des jeunes: le bon bilan de Rhône-Alpes
mai/03
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" La gestion du système éducatif
", cour des comptes, avril 2003, systeme.educatif.pdf
La Cour des comptes a publié en avril 2003 un rapport
sur la gestion du système éducatif. Le chapitre
VIII, entièrement consacré à l’efficacité
de l’enseignement supérieur, fait une part importante
aux instruments et indicateurs utiles à l’évaluation
de cette efficacité et à leur critique. L’objectif
de ce billet est de relever les principaux besoins exprimés
et les lacunes relevées. Il en ressort que les Universités
de la Région Rhône-Alpes disposent d’un ensemble
d’outils susceptible de répondre à une gamme
très large de questions.
L’accès aux diplômes de l’enseignement
supérieur
La section 1 rappelle les objectifs de l’enseignement supérieur
et la section 2 constate la difficulté à évaluer
les résultats.
" En raison de la pluralité des objectifs fixés
à l’enseignement supérieur, plusieurs critères
de jugement doivent être combinés pour mesurer
son efficacité : l’accès à l’enseignement
supérieur renseigne sur sa capacité d’accueil
; le nombre de diplômes délivrés mesure
sa capacité à doter les étudiants d’une
qualification reconnue ; l’insertion professionnelle des étudiants
permet d’apprécier sa capacité à répondre
aux besoins économiques. "
Le premier paragraphe consacré à l’accès
aux formations supérieures mélange l’accès
proprement dit et l’accès au DEUG. Sur le premier point,
il rappelle les grandes constantes nationales et européenne
(différences selon le milieu social ou le niveau éducatif
des parents, impact du retard scolaire). Sur le second, il
reprend des statistiques de disparités entre filières,
tout en constatant la difficulté d’interpréter
les études disponibles, les indicateurs mélangeant
les choix individuels et les responsabilités de l’institution
universitaire :
" En particulier, le fait de ne pas accéder à
ce deuxième cycle n’est pas toujours synonyme d’échec.
"
Le deuxième paragraphe développe ce thème
et discute les indicateurs retenus. Sans nier les difficultés
relevées par le rapport, on peut observer qu’il existe
des outils adaptés, dont sont dotées les Universités
rhônalpines.
– S’il est vrai que les études sur fichier ne
fournissent pas un taux d’accès à bac + 2 exact,
l’enquête par sondage de suivi des nouveaux bacheliers
réalisée par l’OURIP tient compte de toutes
les réorientations.
– La critique d’un taux d’accès au DEUG
mesuré sans tenir compte du nombre d’années
ne s’applique pas aux études de l’OURIP : les taux
sont calculés pour chaque durée (maximum 4 ans).
– Même s’il est problématique de différencier
les " abandons " et les " échecs " proprement
dits, les études de l’OURIP en fournissent une estimation.
– S’il est vrai que le taux d’obtention de la
licence ou de la maîtrise pour un bachelier n’est pas
actuellement disponible, la double étude menée sur
les nouveaux bacheliers et les nouveaux inscrits en licence devrait
permettre d’éclairer ce phénomène.
Au total, les Universités Rhône-Alpes disposent
d’un système, évidemment perfectible, permettant
d’apprécier globalement les performances des établissements
dans l’accès aux diplômes, et des estimations
plausibles sur la part imputable à l’orientation et
à l’efficacité pédagogique.
L’insertion professionnelle des diplômés
L’introduction pose clairement le problème :
" L ‘insertion professionnelle des jeunes diplômés
est un processus complexe qui confronte un parcours de formation,
une dynamique professionnelle individuelle et la situation
conjoncturelle de l’offre d’emploi. La capacité des
universités à peser sur ce processus, qui leur
est en grande partie extérieur, ne peut être
que limitée. "
Pour le rapport, cette relative impuissance ne justifie pas
pour autant le désintérêt des établissements,
dont témoigne la rareté des démarches
visant à informer les étudiants et adapter leur
offre de formation.
Après avoir relevé à la fois l’avantage
relatif des diplômés de l’enseignement supérieur
par rapport aux autres entrants sur le marché du travail,
le rapport souligne les différences importantes pouvant
exister selon le type de formation (ingénieurs, DUT,
diplôme universitaires divers) et les filières
et constate " La faiblesse de l’appareil d’information des
universités ". Le rapport relève toutefois l’existence
" d’organismes spécialisés dans la recherche
sur l’insertion professionnelle " dont certains sont "
particulièrement actifs ", auxquels il adresse deux
types de critiques :
– ces actions sont trop récentes pour avoir débouché
sur des résultats significatifs ;
– les méthodes sont trop diverses.
Sur ces deux points, la position de l’OURIP est claire :
– d’une part, les résultats sont accumulés
depuis près de 15 ans, enregistrant des évolutions
(favorables ou non) des certaines filières ;
– d’autre part, la méthode utilisée n’a
pas subi de modification importante ; elle est similaire à
celle utilisée par le CEREQ et s’intègre dans
un travail de définition et de normalisation mené
au sein du Groupe de travail sur l’enseignement supérieur
(GTES) *.
Conclusion
Les recommandations du rapport réaffirment clairement
l’importance de passer d’une optique de fonctionnement à
une optique de résultats, lesquels devront être
analysés et servir de guide, a fortiori dans le contexte
de passage au système européen :
" Cette conversion fondamentale de leur [les établissements]
orientation constitue un impératif pour plusieurs raisons.
Les étudiants doivent pouvoir choisir en connaissance
de cause les formations et les établissements, ce qui
nécessite que les résultats en soient connus
et diffusés. La mesure de l’efficacité est également
un impératif pour les établissements. "
Même si leurs instruments actuels ne satisfont pas à
tous les besoins, les Universités de Rhône-Alpes
bénéficient d’un nombre conséquent d’instruments
correspondant aux besoins présents et à venir
de pilotage des établissements. En outre, toutes ces
informations sont largement mises à disposition, sous
des formes accessibles (rapports, résumés, synthèses,
etc.) à divers types de publics : décideurs,
enseignants, services d’orientation ou de scolarité,
mais aussi les étudiants et leurs familles.
1. Le GTES réunit autour du CEREQ
un ensemble d’Observatoires Universitaires. Le GTES a publié
en 1998 une étude intitulée " Parcours de formation
et insertion professionnelle des étudiants. Sources
et méthodes. ", CEREQ, Documents, n° 132.
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avr/03
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Taux de départ à l’étranger : Rhône-Alpes
première région française?
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| L’observatoire de la mobilité de l’agence Socrates-Leonardo
a publié récemment un document de quatre pages intitulé
“ Les 15 ans d’Erasmus”. Bilan de la mobilité étudiante”. Outre
des statistiques globales au niveau européen, ce document détaille
la mobilité au départ de France. Dans le tableau du taux de
départ par Région, Rhône-Alpes figure au 3° rang,
avec un taux de 1,33%. Pour interpréter correctement les enseignements
de ce tableau, plusieurs points doivent être pris en compte.
1. L’indicateur retenu est le ratio entre
le nombre d’étudiants partant au cours d’une année donnée,
rapporté au nombre d’inscrits, hors étudiants de première
année. Il s’agit donc d’un indicateur transversal, très inférieur
à la probabilité de départ d’un étudiant mesurée
sur l’ensemble de ses études supérieures.
2. Ce tableau étudie les partants dans le cadre
du dispositif Erasmus.
o Il montre sur la période 96/97 à 99/2000:
- une hausse moyenne importante: de 0,63% en 1997 à 0,93% en 99;
- des écarts persistants entre les taux les plus élevés
et les taux les plus faibles (la dispersion mesurée par le coefficient
de variation reste inchangée);
- des fluctuations parfois importantes des ratios d’une même région.
o Le classement des régions est lui-aussi changeant.
Rhône-Alpes est ainsi successivement aux rangs 1, 3, 2, 3, avec un
croissance du ratio un peu inférieure à la moyenne (30% au
lieu de 39%).
- Si on fait une moyenne sur les 4 années, Rhône-Alpes est au
premier rang, suivi par Aquitaine, Pays-de-la-loire et Poitou-Charente.
- On ne peut retenir l’idée d’un “déclin relatif”: le taux
initial était très élevé.
3.
Si on se place dans la perspective plus générale du départ
à l’étranger des étudiants, il faudrait tenir compte
des dispositifs autres qu’Erasmus (programme ou bourse). De nombreuses
collectivités territoriales ont créé des dispositifs
d’aide, qui ne se cumulent pas toujours avec le bénéfice d’Erasmus.
On ne dispose pas pour chaque région d’un tableau de l’ensemble
de ces initiatives, mais Rhône-Alpes occupe certainement une place
privilégiée. L’étude de l’OURIP (Les étudiants
en séjour d’études à l’étranger. Qui? Comment?
Pourquoi?”) montre que 5% des partants bénéficient d’une bourse
Conseil Général et 74% d’une Bourse Régionale de Formation
à l’Etranger (BRFE).
Même en tenant compte des cumuls, l’impact est important. Par exemple,
en Rhône-Alpes, pour les étudiants inscrits à l’Université,
30% des partants ne bénéficiaient pas d’Erasmus.
Si ce résultat était valable pour les autres étudiants,
le ratio intégrant tous les départs serait plus élevé
d’environ 40%. Par exemple, on trouverait pour 1999/2000 1,9% au lieu de
1,3% pour Erasmus seul.
En résumé, Rhône-Alpes se situe
à un niveau (relatif) élevé en matière de départ
à l’étranger des étudiants. Outre que la région
figure dans le peloton de tête de la participation à Erasmus,
les dispositifs locaux (en particulier) la BRFE, ont un impact très
important sur le ratio de départ. Certes, celui-ci reste modeste (inférieur
à 2%), mais cela tient largement à son mode de calcul. En raisonnant
en probabilité, un étudiant inscrit à l’Université
en licence en 1998, avait une probabilité moyenne de départ
avant la fin de ses études supérieure à 11% en moyenne.
Dans certaines filières, le taux excédait 70%.
Références
Observatoire de la mobilité, 2002, “ Les 15 ans d’Erasmus”. Bilan
de la mobilité étudiante”, Dossier spécial. Disponible
sur http://www.socrates-leonardo.fr/
Pichon L.A., Comte M., Poulard X., 2002, Les étudiants en séjour
d’études à l’étranger. Qui? Comment? Pourquoi?”, OURIP,
Disponible sur www.ourip.org.
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oct/02
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Une innovation de l’OURIP : calculez sans peine le ratio
de départ à l’étranger d’un groupe d’étudiants
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| L’étude " Les étudiants en séjour d'études
à l'étranger. Qui? Pourquoi? Comment? " analyse les principaux
motifs qui peuvent inciter au départ à l’étranger.
L’indicateur retenu est le ratio entre le nombre
d’étudiants partant au cours d’une année donnée, rapporté
au nombre d’inscrits, hors étudiants de première année.
Il s’agit donc d’un indicateur transversal, très inférieur
à la probabilité de départ d’un étudiant mesurée
sur l’ensemble de ses études supérieures
En simplifiant, quatre types de variables ont un effet significatif:
• l’impact attendu sur la formation ou l’activité professionnelle
ultérieure, sensible pour les formations linguistiques ou de gestion;
• la politique plus ou moins incitative des établissements;>
• la sélection ou l’auto-sélection, qui favorisent
les " bons étudiants " ;
• le contexte financier familial ou la présence du
bourse de l’Etat français.
Ces variables ont été introduites en même
temps dans un modèle qui isole les effets propres de chacune d’entre
elles (" toutes choses égales par ailleurs ").
Les résultats de ce genre de modèle étant
assez difficile à lire, l’OURIP fournit une feuille de calcul (simdépart.xls)
téléchargeable excel® qui permet de calculer
le ratio de départ prévu pour chaque groupe d’étudiants
défini par toutes les combinaisons possibles des variables.
A titre d’indication, le ratio de départ moyen est
de 3,4%, mais il varie entre 0% et 37,8%.
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jun/02
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L'insertion des jeunes: le bon bilan de Rhône-Alpes
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| Le CEREQ publie les résultats de l’étude "génération
98" concernant 55.000 jeunes de tous niveaux entrant sur le marché
du travail en 1998. La taille de l’échantillon a permis de dresser
un bilan des grands indicateurs région par région (http://www.cereq.fr/cereq/G98reg/Default.htm).
Quelques résultats concernant la région Rhône-Alpes.
• L’insertion professionnelle est qualifiée de "rapide
avec peu de chômage". Si elle est moins bonne qu’en Ile de France (qui
est un cas très particulier en raison de l’importance du marché
des premiers emplois), elle est équivalente à celle de l’Alsace
et sensiblement meilleure que dans les autres régions françaises.
Indicateurs d’insertion professionnelle
| Indicateur |
Rhône-Alpes |
France entière |
| — Durée d’accès à l’emploi |
3,3 mois |
4,1 mois |
| — Taux de chômage |
7,4% |
9,9% |
| — Salaire médian (mars 2001) |
1 113 euros* |
1 098 euros |
* Hors Ile de France, l'écart salarial est plus sensible
• Contrairement à beaucoup d’autres régions,
la qualité de l’insertion est relativement correcte à tous
les niveaux: bepc, bac, bac + 2 ou supérieur à bac + 2.
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