La typographie dans les tracts et revues dadas

Eddie Breuil

Mémoire de D.E.A de Langue, Littérature et Civilisations Française.
Directeur de recherche : Dominique Carlat, Université Lyon 2, 2003-2004.

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- Introduction (88Ko)
- I. Ceci n'a aucun sens (6,8Mo)
- II. La poésie tombée dans la typographie (2,5Mo)
- III. Le langage n'est pas sténo-sténo (1,6Mo)
- Conclusion (96Ko)

eddie.breuil (arobase) univ-lyon2.fr

 

 

Notes sur un article de Francisco Javier Deco Prados

 

Je place également ici un correctif d’un article sur « la mise en page et le support dans le livre français d’avant-garde »[1] (et avant-tout dans Dada) d’un professeur d’université, Francisco Javier Deco Prados, publié dans la revue Thélème en 2008, pp. 21-52.

 

Pierre Albert-Birot comme figure majeure de Dada, selon Francisco Javier Deco Prados

Une des particularités de l’article de Francisco Javier Deco Prados est de réhabiliter Pierre Albert-Birot comme une des figures, selon lui, les plus importantes de Dada [bien qu’au passage les Dadas ne l’aient pas reconnu comme tel, mais… un professeur sait toujours mieux !].

Selon Francisco Javier Deco Prados, la librairie en ligne de l’Université de l’Iowa accorderait à PAB (Pierre Albert-Birot) une importance flagrante en le faisant « figure[r] à la toute première place »[2]. PAB figure en effet à la première place grâce à sa famille, son nom étant « Albert-Birot » !

En toute logique, Francisco Javier Deco Prados doit considérer que Tzara et Vaché sont les moins dadaïstes car la « prestigieuse » librairie en ligne leur accorde les dernières places. Zdanévitch est, quant à lui, heureux d’être classé à Iliazd, sans quoi la sanction du professeur aurait été sans appel !

 

 

Cette amusante erreur n’est malheureusement pas la seule de cet article, comme on pourra le voir dans ce relevé des approximations, des erreurs et de la faible rigueur intellectuelle de l’article de Francisco Javier Deco Prados.

 

Deux illuminations

Il convient ici de rappeler d’emblée les deux idées de conclusion que Francisco Javier Deco Prados avance, en ce qu’elle sont appelées à servir de référence pour toutes les études à venir sur Dada :

- La première idée est que ce n’est pas parce que les ouvrages sont luxueux que les artistes dadas sont des bourgeois, il faut « regarder plus attentivement »[3] ! On ne peut que rester bouche bée devant tant de perspicacité, qui plus est en conclusion ! Cependant, l’auteur va encore plus loin et délivre sa seconde illumination !

- La seconde illumination est que « les avant-gardes n’ont ni renoncé à l’écrit en général ni au livre en particulier (…) Ils ont cherché une nouvelle littérature (…) sans la prétention de la délaisser »[4].

Francisco Javier Deco Prados connaît décidément très bien les avant-gardes françaises ! Il oublie sans doute de mentionner le cas de tant d’artistes et d’écrivains qui disent vouloir renoncer à toute carrière. Ainsi de Duchamp, qui dit vouloir arrêter la peinture. Ainsi de Breton, qui prend la résolution de ne plus écrire (le fameux « André Breton n’écrira plus »). Ainsi des membres de Littérature qui envisageaient de ne plus publier de poésie « La poésie trouvera-t-elle encore place dans LITTÉRATURE ? / Non, par 6 voix contre 2 (Eluard, Fraenkel) » ("Procès-verbal", in Littérature n°18). Bref, « sans la prétention de la délaisser »… Et, en multipliant les tracts, revues et documents divers, ne s’agit-il pas d’une intention tout de même de trouver une alternative au livre ? Mais, ce professeur ne s’encombre pas de telles questions…

 

 

 

 

 

 

Notes sur le corpus défini par Francisco Javier Deco Prados

Sélection des titres

Francisco Javier Deco Prados traite du « livre français d’avant-garde » (ou plus loin du « livre Dada ou d’avant-garde parisienne »[5] sans définir ce qu’il entend ni par avant-garde, ni par Dada. Rigueur professionnelle qui suscite l’admiration !

Il sélectionne 23 titres sans non plus expliquer son choix.

Non seulement le choix des auteurs est contestable mais le choix des titres de chaque auteur l’est davantage.

 

• à propos du choix des auteurs •

- Pourquoi retenir Pierre Albert-Birot, Reverdy et Cendrars alors que Francisco Javier Deco Prados précise bien s’intéresser avant tout au dadaïsme et ses alentours ?

- Pourquoi ignorer Dermée, Arnaud, Jacob ?

- Pourquoi ne pas retenir un ouvrage d’Evola, pourtant écrit en français et dans l’optique de s’adresser à l’avant-garde littéraire française, puisque Francisco Javier Deco Prados retient deux ouvrages de Tzara publiés à l’étranger ?

- La même chose pour Charchourne ?

 

• à propos du choix des titres de ces auteurs •

- Pourquoi un seul titre de Picabia alors que Francisco Javier Deco Prados en retient 3 de Breton et 4 d’Aragon ?

- Pourquoi retenir 3 ouvrages d’Eluard et ne pas retenir de lui Les Nécessités de la vie et Les Conséquences des rêves précédé d'Exemples, ouvrage regroupant trois recueils avec les exemples typographiques les plus judicieux à étudier, concernant Eluard ?

- Pourquoi retenir de Picabia les Pensées sans langage, mais pas Unique Eunuque (premier ouvrage de la Collection Dada de Paris) ou Jésus-Christ Rastaquouère, titres plus emblématiques ?

- Pourquoi retenir L’Autruche aux yeux clos de Ribemont-Dessaignes alors que L’Empereur de Chine est bien plus emblématique, il est un ouvrage qui connaît un grand succès éditorial et aussi il serait plus cohérent par rapport aux dates définies par l’auteur de l’article ?

- Pourquoi retenir Rose des vents et A la dérive de Soupault et pas Westego, pourtant édité par la propre maison d’édition de Soupault, et avec un regard porté sur la typographie ? Rose des vents ne cherche d’ailleurs pas à s’inscrire dans l’avant-garde, il ne s’agit que d’un titre pour s’agréger au milieu littéraire. Quant à A la dérive, second titre retenu de Soupault, il s’agit d’un roman à la structure assez conventionnelle (Francisco Javier Deco Prados aurait dû le savoir), pourquoi le rattacher à l’avant-garde (en ce qu’elle est considérée par ce professeur d’un point de vue typographique) ?

 

La liste peut facilement être continuée : le choix du corpus réalisé par Francisco Javier Deco Prados relève d’un amateurisme affligeant.

 

Problème relatif à l’imprimeur

Francisco Javier Deco Prados oublie complètement deux problèmes d’importance : l’auteur participe-t-il ou non à l’impression de son ouvrage, et l’ouvrage est-t-il imprimé en France ou à l’étranger ?

Nul besoin de répondre à ces questions cruciales pour répondre à la problématique choisie !

 

Dans ce corpus, figurent ainsi plusieurs ouvrages pour lesquels l’auteur n’a pas porté à son éditeur d’indication typographique précise, et plusieurs ouvrages (25 poèmes et Cinéma calendrier du cœur abstrait. Maisons de Tzara) imprimés à l’étranger et donc selon d’autres habitudes typographiques : le sujet étant « la mise en page et le support du livre français d’avant-garde », le choix du corpus est logiquement et dès le départ faussé.

 

En sociologie, un chercheur qui, pour étudier par exemple la vie des danseurs de flamenco à Cadiz, s’appuierait sans distinction sur la vie des danseurs de flamenco, celle des touristes et celle des pêcheurs par exemple, passerait pour un parfait imbécile. Quant à Francisco Javier Deco Prados, qui fait exactement la même chose, mais sur le plan littéraire, il restera professeur de littérature française, même si on comprend, dans cet article, qu’il découvre, en même temps qu’il écrit son article, l’avant-garde littéraire française.

 

 

Pour se mettre dans le bain, un choix de coquilles :

Pensant sans doute que les Dadas aimaient les jeux de lettres, Francisco Javier Deco Prados a voulu les imiter… c’est pourquoi, il orthographie :

• « Falguière » au lieu de « Figuière » (p. 24)

• « Dérain » au lieu de « Derain » (p. 25)

• « Ersnt » au lieu de « Ernst » (p. 33)

• « Delauny » au lieu de « Delaunay » (p. 38)

 

Florilège

 

• Francisco Javier Deco Prados écrit : « Les animaux et leurs hommes d’Eluard, Rose des vents de Soupault, Feu de joie de Aragon, ne nous semblent presque pas ou peu dadaïstes »[6], sans argumenter ensuite. On appréciera la rapidité du jugement et la force de l’argumentation !

Pour ma part, je continue de penser que, pour ne prendre que le titre d’Eluard, il s’agit d’une œuvre emblématique du dadaïsme français. Le texte d’Eluard est profondément dadaïste au regard de son rapport au langage, et de la particularité du dadaïsme français, majoritairement intéressé par le problème du langage (que ce soit Tzara ou Eluard aux premiers plans).

Par dadaïste, Francisco Javier Deco Pardos sous-entend certainement « foutoir visuel ».

 

• Il semblerait que le dadaïsme ne se résume, pour Francisco Javier Deco Parados, qu’à une série de bégayements phonétiques. Ce professeur a donc exactement la même idée du dadaïsme que la critique réactionnaire de l’époque, hostile à Dada. « Les poèmes phonétiques de Pierre Albert-Birot qui figurent dans La lune ou le livre de poèmes (…) sont plus proches de Dada que les quelques petits poèmes de Soupault, Eluard ou Aragon reconnus comme dadaïstes »[7].

Bref, encore une fois, Francisco Javier Deco Prados connaît bien mieux Dada que les Dadas ne le reconnaissaient eux-mêmes !

 

• De la même façon, Francisco Javier Deco Prados décrète (p. 24) que Pierre Albert-Birot est un poète dada, sans, comme à son habitude, argumenter, ou du moins en se contentant de dire que l’auteur apparaît dans deux bibliographies consacrées à Dada et qu’il est donc légitime de le considérer comme dada.

 

• Francisco Javier Deco Pardos précise que des ouvrages de son corpus « n’indiquent pas de maison d’édition[8] » et « ne donnent aucune indication d’éditeur »[9] : Francisco Javier Deco Prados est apparemment très au fait du système du compte d’auteur : ce n’est pas qu’on ne fait pas mention d’éditeur, c’est qu’il n’y en a pas !

 

• Dès la page 26 et ce durant plusieurs pages, Francisco Javier Deco Prados recopie les données qu’il a pu puiser dans des ouvrages de typographie sur la classification des polices d’écriture. Or, à l’exception de Pierre Albert-Birot [et de Tzara lorsqu’il fut à Zurich, voire Picabia, dont l’auteur ne retient qu’un ouvrage], les écrivains du corpus ne se souciaient pas du choix des caractères d’imprimeries, et se contentaient seulement d’indications sommaires de mise en page : « gras » par exemple.

Cette longue et fastidieuse partie de pillage aurait pu être présentée en quelques lignes, puisqu’elle ne sert que très peu (pour ne pas dire pas) à éclairer la typographie présente dans le corpus retenu.

 

• Francisco Javier Deco Pardos parle de « modération » (p. 28) et d’une sorte de classicisme dans la mise en page (idée proche de celle que je développe dans mon mémoire et qu’il me reproche), ce qui est, somme toute, d’une formidable évidence ! Cependant, il ne cherche pas à comprendre cette modération : s’agit-il d’un dédain pour les fioritures typographiques, d’un souci de considérer le livre comme un objet de prestige (ce qui est le cas pour Cinéma calendrier du cœur abstrait. Maisons de Tzara), d’une carte blanche donnée à l’imprimeur… ? Rien n’est dit…

 

• Francisco Javier Deco Prados se contente d’énumérer cette fois (p. 29) les pages qui ont un impact typographique plus fort que la normale. Repérage inutile que toute novice en littérature est tenté de faire. Quel intérêt peut avoir cette recension dont, d’ailleurs, il ne tire aucune conclusion ?

 

• Francisco Javier Deco Prados parle du format et des marges, sans en tirer une quelconque conclusion (p. 31). Ce sujet, intéressant (je l’ai traité dans mon mémoire, à propos du format dans les revues et les tracts, en ne considérant que ceux qui sont imputables à leurs auteurs), n’est pas nuancé par le constat qu’à peu près l’ensemble des écrivains de son corpus n’ont pris aucune part dans le choix du format ni des marges (ce qui prouve encore le manque de pertinence du corpus).

 

• Francisco Javier Deco Prados se permet des jugements péremptoires sur la qualité des illustrations des ouvrages du corpus, sans bien sûr argumenter : « un dessin moche de l’auteur [Pierre Albert-Birot] »[10], « magnifique dessin cubiste de Picasso »[11], « magnifiques illustrations [de Fernand Léger] »[12], « d’horribles dessins, banalement réalistes [d’André Lhote] »[13].

On appréciera la qualité d’analyse de ces commérages, dignes d’un professeur d’université !

On pourra également remarquer quels sont les auteurs encensés (les plus connus) et ceux qui sont critiqués (les moins connus). Sans doute par goût du risque, Francisco Javier Deco Prados se prosterne devant les maîtres et méprise les moins défendables.

On constatera que ce courageux professeur fait la même chose avec les critiques : Marc Dachy en tant que chercheur indépendant (donc sans trop de relation universitaire), et moi-même, sommes sa cible, alors que la librairie numérique de l’Université de l’Iowa est qualifiée de « prestigieuse »[14].

 

• De la page 36 à la page 44, Francisco Javier Deco Prados réalise un travail d’archiviste ou de bibliographe qui pourrait être résumé en un tableau ou un tableur, qui seraient plus pratiques et plus agréables à consulter (comme le tableur que j’ai réalisé contenant non pas 23 ouvrages mais plus d’une centaine, décrits plus minutieusement, et envoyés à divers chercheurs dont Henri Béhar et Marc Dachy ainsi qu’à tout chercheur qui m’en ferait la demande).

Le descriptif bibliographique établi par Francisco Javier Deco Prados n’apporte rien à la problématique : il décrit les différentes éditions qu’il a pu consulter et donc ne détaille pas seulement les éditions originales, mais les modifications apportées par les bibliothécaires et collectionneurs, ce qui n’a, dans ce second cas, strictement aucun intérêt dans l’étude du livre d’avant-garde.

Ces neuf pages (d’un article qui en comporte 31) devraient être regroupées dans un tableau en annexe, mais, lorsqu’on voit que l’auteur n’a rien à dire, on comprend mieux qu’il multiplie les descriptifs dans ce genre et les recopiages d’articles d’autrui (Blackwell, Fouché…).

Après ce long descriptif, l’auteur parle de ses « études » (« estudios »)… s’il considère la description pure comme une étude…

 

• On lit : « l’exemple du Coup de dés de Mallarmé n’a pas suscité dans les livres de l’avant-garde française l’écho qu’on aurait pu attendre »[15]. Le professeur de littérature française, qui connaît apparemment très bien la littérature française, a sans doute oublié les ouvrages de Reverdy, quelques-uns de Pierre Albert-Birot, le Mont de Piété de Breton.

Francisco Javier Deco Prados, qui pourtant a lu l’ouvrage d’Yves Peyré sur le livre de dialogue, ne parvient pas à voir cet écho, simplement sans doute à cause des dates qu’il s’impose : 1918 à 1924 (mais, comme le disait de façon prémonitoire Tristan Tzara « il n’y a que des imbéciles et des professeurs espagnols pour s’intéresser aux dates »)

 

• Il écrit « Eddie Breuil dans son ouvrage Typographie Dada »[16]. En guise d’« ouvrage », il s’agit en réalité (comme il le précise pourtant en note), d’un mémoire. J’ai donc l’honneur de voir mon modeste travail d’étudiant cité par le professeur Francisco Javier Deco Prados, éminent spécialiste de..., mais de quoi au juste ?... de Dada ? Non ! De linguistique. Mais, Francisco Javier Deco Prados a sans doute été attiré par Dada en se reconnaissant parmi les « imbéciles et professeurs espagnols » dont parle Tzara.

 

• Le lecteur trouvera un lynchage gratuit de mon mémoire. Francisco Javier Deco Prados méprise, sans argumenter d’aucune façon, mon idée selon laquelle la typographie a progressivement été délaissée dans les revues parisiennes pour se focaliser plus directement sur non pas un esthétique, mais sur un combat (contre la littérature, contre la culture, contre les personnes). Il me reproche ensuite de ne parler des livres dadas (ce qui est inexact) alors que mon mémoire est une étude sur les « la typographie dans les tracts et revues dadas ».

Francisco Javier Deco Prados a bien fait de ne pas relire son propre article, il aurait été étonné de la violence avec laquelle il aurait pu proportionnellement se lyncher.

 

• Francisco Javier Deco Prados me reproche ceci : « La base de son argumentation est que cette "non-typographie" est due à la volonté dadaïste »[17]. Pourtant, je dis, dans mon mémoire « Nous ne pouvons pas considérer que la typographie de la deuxième période de Dada à Paris soit une non-typographie ». Je conviens que cette idée est dans mon mémoire sommairement traitée, mais elle ne mérite pas un rejet si radical, puisqu’elle difficilement contestable :  la typographie dans la dernière phase du dadaïsme parisien passe au second plan, lorsqu’on ne s’en sert pas de façon mimétique.

 

• Francisco Javier Deco Prados définit la littérature française d’avant-garde par « l’abandon de la logique »[18], exactement ce que la presse réactionnaire hostile pensait de Dada. Il s’agit encore une fois d’une attitude fainéante et facile, il s’agit de dire qu’il n’y a pas de sens pour éviter de l’étudier, et de ne considérer le dadaïsme que comme un truc graphique (comme il le fait page 29).

 

• Dans sa bibliographie, Francisco Javier Deco Prados, outre qu’il place indifféremment, pour les ouvrages, la mention tantôt d’édition, tantôt de collection, précise comme ville de publication pour Cinéma calendrier du cœur abstrait. Maisons (en faisant d’ailleurs une coquille dans le titre), Paris : « TZARA, T. (1920), Cinéma calendrier du cœur abstrait maisons, París, Collection Dada » (p. 50).

Or, l’ouvrage n’est ni publié ni imprimé à Paris, il n’y a d’ailleurs pas de mention de ville d’édition. L’ouvrage a probablement été imprimé en Allemagne, d’après les indications données dans la correspondance de Hans Arp et plus particulièrement dans sa lettre du 1er février 1922, correspondance qu’a certainement lue Francisco Javier Deco Prados.

 

 

 

À la lecture attentive de cet article assommant, nous prenons plaisir à lire en espagnol les données sur les caractères d’imprimerie disponibles dans l’ouvrage de Blackwell, les données sur les éditions françaises et plus particulièrement du Sans Pareil de l’ouvrage de Fouché et les données de mon article publié dans la revue Rilune. Très bel effort de traduction (ou plutôt d’appropriation discrète) qui a le mérite de combler l’absence d’idée de l’article, si ce ne sont les deux révélations de la page 49 !

Toutefois, s’il y a quelque idée originale dans cet article, c’est de suggérer au lecteur que les vrais livres dadaïstes ne sont pas ceux de Tzara, Breton, Picabia, Eluard et consorts, mais bien ceux d’Albert-Birot !

 

[21 août 2009]

 



[1]            « La compaginación y el soporte del libro francés de vanguardia (1918-1924) ».

[2]            « figura en primer lugar entre los libros la reproducción completa de Larountala. » (p. 24)

[3]            « hay que mirar más atentamente » (p. 49).

[4]            « las vanguardias no renunciaron ni a lo escrito en general ni al libro en particular (…) Buscaron una nueva literatura (…) sin la pretensión de abandonarla » (p. 49-50)

[5]            « libro Dada o vanguardista parisino »

[6]            « Casi nada o poco dadaístas nos parecen Les animaux et leurs hommes de Éluard, Rose des ventsde Soupault, Feu de joie de Aragon. » (p. 23).

[7]            « los poemas fonéticos de Pierre Albert-Birot que figuran en La lune ou le livre des poèmes (…) están más cerca de Dadá que algunos poemitas de Soupault, Éluard o Aragon aceptados como dadaístas » (p. 24)

[8]            « no dan ninguna editorial » (p. 25)

[9]            « no se da indicación alguna de editorial » (p. 26)

[10]            « un feo dibujo del autor » (p. 33)

[11]            « magnifico dibujo cubista de Picasso » (p. 34)

[12]            « magníficas ilustraciones » (p. 34)

[13]            « unos horribles dibujos, banalmente realistas (p. 34)

[14]            « prestigioso » (p. 24)

[15]            « el ejemplo del Coup de dés mallarmeano no genera en los libros de la vanguardia francesa el eco que quizás cabría haber esperado » (p. 44)

[16]            « Eddie Breuil en su obra Typographie Dada » (p. 48)

[17]            « La base de su argumentación es que esta "no tipografía" se debe a la voluntad dadaísta » (p. 48)

[18]            « el abandono de la lógico (p. 49)