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La mise en forme des sonnets |
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Ce sonnet de Pétrarque traduit par Clément Marot et publié en 1539 est l'un des premiers sonnets publiés en France. Nous voyons que la mise en pages n'est pas affirmée : quelle est la règle ? On remarque qu'il n'y a pas d'espacements ni avant ni après entre les strophes, que le retrait des vers est mal déterminé. |
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Ce sonnet de Saint-Gelais est extrait des uvres de luy tant en composition, translation, ou allusion aux Auteurs Grecs et Latins, publié à Lyon en 1547. Cette fois, une règle de mise en pages apparaît : tous les vers ont un fer à gauche (sont alignés à gauche). La présence de la lettrine, comme dans les textes poétiques plus longs (épigrammes...) montre que la structure en quatrains-tercets n'est pas encore intégrée au niveau typographique. |
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L'année suivante (soit 1548), Estienne Forcadel dispose typographiquement son sonnet en trois blocs distincts : deux quatrains et un sizain. Le système métrique apparaît ainsi typographiquement. Rapidement, sans doute pour des questions d'équilibre, le sizain se scinde typographiquement en deux tercets. Le sonnet se compose donc de quatre paragraphes distincts. Deux types de mise en pages alternent alors : avec un retrait de première ligne positif (le sonnet de Ronsard, extrait des Amours de 1553) ou avec un retrait négatif de première ligne (le sonnet de Louise Labé, extrait de ses uvres de 1555). La mise en page n'est pas du tout un artifice décoratif : elle s'explique en ce sens que chaque strophe est un paragraphe en lui-même. Les strophes se distinguent alors par un retrait (positif ou négatif). |
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Ce n'est qu'un peu plus tard que les strophes se distingueront par un espacement après. Il s'agit ici d'un sonnet de Guillaume de La Tayssonnière extrait des Amoureuses Occupations, publié en 1555. |
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Pour mettre en page un sonnet, on utilisera deux feuilles de style (ou trois si on fait apparaître l'auteur). Une pour le titre, et l'autre, nommée par exemple "poème", pour le texte du sonnet à proprement parler. Nous n'oublirons donc pas que chaque strophe est alors conçue comme un paragraphe à part entière, donc on refusera de saisir une marque de paragraphe après chaque vers. La marque de paragraphe sera saisie uniquement à la fin de chaque "paragraphe" ou strophe. À la fin de chaque vers, on saisira un saut de ligne manuel (touche shift maintenue + saut de paragraphe), fonction qui permet de revenir à la ligne sans que la deuxième ligne (ou les suivantes) ne soient considérées comme un nouveau paragraphe. Ainsi, entre la première ligne et la seconde, il ne pourra pas y avoir d'espacement après. Par ailleurs, si la feuille de style "poème" comprend un retrait de première ligne, celui-ci ne s'appliquera toujours qu'au premier vers. On se reprortera également à cette page-ci. Page créée le 04-03-2005. Dernière mise à jour : 05-03-2005 |
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