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L'italique |
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Historique À l'origine, l'italique était le nom d'un caractère d'imprimerie comme un autre. Ce n'est que bien plus tard qu'il donnera son nom à un attribut de caractère. L'"italique" a été créée par le libraire-imprimeur Alde Manuce (1449-1515), en 1501 probablement (d'autres versions avancent la date de 1499). Massin (dans Massin, L’ABC du métier, Paris, Imprimerie Nationale éditons, 1988, 228 pages, p. 156) dit qu'Alde Manuce a inventé l'italique en 1499. René Salles, dans le flou également, précisera pour sa part la date de 1501 (SALLES René, 5000 ans d’histoire du livre, Rennes, Ouest France, 1986, 192 pages, p. 172). En réalité, les approximations de datation s'expliquent par le fait que les "historiens" ne s'accordent pas sur la même chose, parlant de l'italique : s'agit-il pour eux du caractère en plomb, du dessin du caractère en plomb, du premier livre imprimé avec ce caractère, ou bien de l'écriture penchée tout simplement. Ce caractère est basé sur la cancelleresca (une écriture de chancellerie courante à cette époque), il a été créé pour une collection de livres de "poche" (format in-8°). C'est un caractère plus étroit que le romain et s'adaptait à ce format. À l'origine, le dessin de l'italique était cursif (plus ou moins calligraphique, comportant la trace de la main) alors qu'au fil des siècles, l'italique s'apparentera à un romain penché. Aujourd'hui, entre le romain et l'italique, c'est le romain qui est considéré comme le plus lisible. L'italique est alors réservé pour des emplois spécifiques. Il est souvent utilisé pour différencier certaines parties d'un texte comme la préface. Il est utilisé également pour les termes étrangers, les citations, les titres d'ouvrages ainsi que les mots à mettre en évidence. Italique et féminité L'italique, pour Massin (dans Massin, L’ABC du métier, Paris, Imprimerie Nationale éditons, 1988, 228 pages, p. 156), incarne la féminité. Maximilien Vox lui-même apellait (selon Massin) l'italique du garamond la "garamonde". Massin continuera d'associer dans son uvre graphique l'italique à la féminité. Ainsi, dans Délire à deux de Ionesco, le romain est réservé à l'homme et l'italique à la femme. Chose qui intervient également dans sa célère Cantatrice chauve du même Ionesco. On lira également sur la page "Expressionsme typographique II" http://typographie.free.fr/typographie_11.html (consultée le 2 février 2005) : "Expressionisme typographique: écrire le mot féminin dans un caractère calligraphique élancé, permet déjà d’illustrer le sens du mot." Or, un caractère calligraphique apparaît comme incliné (comme l'italique, naissant de la cancelleresca, écriture calligraphiée). Peut-on donc associer naturellement l'italique à la féminité ? Sur une autre page du même site, intitulée "Expressionnisme typographique I" http://typographie.free.fr/typographie_12.html (consultée le 2 février 2005), on lit également, à propos de l'écriture scripturale : "Scripturale : Évoque la féminité, l’élégance. Comme l’italique elle est proche de l’écriture manuscrite." À voir "Italique et romain", Bernard Chardère. Sur l'italique dans la Bible. L'italique dans la revue Nord/Sud de Pierre Reverdy. à venir : l'italique et Tristan Tzara. Martin Lowry, Le monde d'Alde Manuce, Promodis, Cercle de la librairie, 1989, 356 pages. ... (à venir) Dernière mise à jour : 20-02-2005. |