Les acrostiches chez Apollinaire

Nous reproduisons ici dix acrostiches d'Apollinaire, s'étalant sur une quinzaine d'années. D'autres sont conservés au Musée Apollinaire de Stavelot, écrits par l'auteur durant sa "jeunesse" (années 1890-1900).

Les premiers acrostiches d'Apollinaire sont réalisés dans la tradition de ce procédé littéraire : il s'agit plus ou moins visiblement de "cacher" un mot (ou plutôt un prénom, ce qui est systématiquement le cas dans les acrostiches d'Apollinaire) qui se lira à travers les initiales du premier mot de chaque vers.

Par la suite, Apollinaire fera imprimer ses acrostiches d'une autre façon : en faisant clairement apparaître le prénom qui pourra, non plus se deviner verticalement mais se lire verticalement. Le mystère ne peut plus plâner : Apollinaire dévoile les ficelles du procédé.

Récemment, le Centre de Recherches Historiques et Environnementale de la Haute Ardenne, présidé par Bruno Kehl, a découvert deux acrostches, l'un dédié à Marguerite, le second à Antoine (son fiancé). Nous n'en savons pour l'instant pas plus sur le sujet.

acrostiche pour

date de composition

date de publication

publié dans

Maria

~1899

1952 (posthume)

Guillaume Apollinaire le Mal-Aimé

René

~1900

1952 (posthume)

La table ronde

Linda

19 mai 1901

1925 (posthume)

Il y a

Élodie

probablement dans les années 1900

1965 (posthume)

Poèmes inédits (Bibliothèque de La Pléiade)

Louise

Émelie

Yvonne

~1902

1903

Poèmes à Yvonne

Lou

30 janvier 1915

1955 (posthume)

Poèmes à Lou

Lou

4 février 1915

Maria

(réécriture du poème homonyme de 1899)

1916

Le poète assassiné

ps : nous nous excusons pour la mauvaise qualité de reproduction de certains acrostiches. Il s'agit également pour la plupart de documents Word cherchant à reproduire la typographie initiale.

Dernière mise à jour : 28 octobre 2006