Les bidonvilles de Lyon

Le synopsis
L'auteur
Les personnages
L'adaptation cinématographique
Le contexte historique

Au sortir de la Seconde guerre mondiale le paysage de l'habitat dans les grandes agglomérations de France est particulièrement sinistré, or, l'exode rural et l'immigration nord-africaine s'amplifient: c'est l'explosion des bidonvilles ou "baraques".

Il s'agit alors en France d'un phénomène général.

A Lyon, en mai 1951, le service des renseignements généraux entreprend une étude et conclut que la majorité des immigrants à Lyon connaissent des conditions d'existence trés difficiles.

Ils s'installent comme ils peuvent dans certains secteurs des 3e, 5e et 7e arrondissement, à Venissieux, Saint-Fons, Villeurbanne, Pierre-Bénite.

Dans les années cinquante un programme de logement populaire est à l'ordre du jour, ce sera le cas à Villeurbanne sous la mandature des maires Lazare Goujon puis Etienne Gagnaire de 1953 à 1977.

En décembre 1960, à Villeurbanne le bidonville des Buers est rasé au bulldozer en présence de Mr Ricard alors préfet du Rhône.

Ses habitants nord-africains seront relogés à Vaulx-en-Velin dans des HLM de la rue Anatole France. Bientôt les bidonvilles du 286, cours Emile Zola et du 175, rue du 4 Août à Villeurbanne disparaissent à leur tour.

En janvier 1961 le maire Louis Pradel a déclaré Lyon "première grande cité sans bidonvilles de France".

Cependant loger la population nord-africaine suscite des oppositions parfois féroces, et, les solutions ne seront pas forcément adéquates (tours et barres sans âmes, ZUP gigantesques tel que "les Minguettes").

A Villeurbanne, la cité Olivier de Serres construite en 1959, composée de 6 barres, fut bien souvent le premier logement décent après les bidonvilles ou l'habitat insalubre pour les rapatriés d'Algérie puis les familles immigrés.

Mais elle devient bien vite un ghetto et sera détruite à partir de 1978. La majorité des habitants furent cependant reloger sur Villeurbanne.

Ces renseignements sont extraits en grande majorité de l'ouvrage L'Algérie à Lyon, une mémoire centenaire de Philippe Videlier ainsi que du site le guichet du savoir.

Source photos 1 et 2

Source photo 3